Le 26 avril 2006
Comprenez-vous les compagnies pétrolières ?
Editeur : Le Moniteur Acadien
À long terme, une conséquence est à prévoir. En Occident, nous serons étranglés pour ne pas dire étouffés. Sans être pessimiste mais réaliste, sur le plan économique mondial, peut-être se dirige-t-on vers une crise comparable à celle des années trente.
En observant les derniers prix de l’essence, 125 cents le litre, n’avons-nous pas l’impression que ce produit est sur la veille de manquer ? Nous sommes obligés de réfléchir à des alternatives plus intelligentes et moins polluantes.
Par contre, entre temps, les compagnies pétrolières enregistrent, sans vergogne, des profits records alors que la population reste assiégée.
Quand montent les prix des combustibles, c’est l’inflation qui s’en vient. Nous paierons plus cher pour les denrées alimentaires, le transport, le chauffage, les salaires, la construction, les vêtements. Donc, plus de pauvreté et de misère.
L’industrie touristique en sera également touchée car les voyageurs resteront davantage chez eux.
À long terme, une conséquence est à prévoir. En Occident, nous serons étranglés pour ne pas dire étouffés. Sans être pessimiste mais réaliste, sur le plan économique mondial, peut-être se dirige-t-on vers une crise comparable à celle des années trente.
Mais pourquoi, tout à coup, ces augmentations aussi vertigineuses ? D’un côté, on blâme un peu la Chine qui se modernise avec ses treize cent milliards d’habitants. Son standard de vie s’est nettement amélioré.
Que dire de la crise en Moyen-Orient ? Depuis un certain nombre de mois, l’Iran annonce au monde entier qu’il veut se doter de l’arme nucléaire. Devant cette angoisse, une agression militaire se prépare dans les coulisses, ce qui crée un climat propice à la spéculation et à l’augmentation des prix.
Quant aux raffineries devenues moins nombreuses, elles ne suffisent plus à combler les besoins inassouvis. Donc, il y a là aussi un argument de taille !
De la part des gouvernements, tant provinciaux que fédéral, les coffres se remplissent à vue d’œil en raison des taxes sur les produits pétroliers. Pourtant, notre premier ministre canadien, monsieur Harper, ne tient plus le même discours qu’il avait lors d’une certaine campagne électorale où il s’était engagé à baisser les taxes sur l’essence quand le prix du litre attendrait les 85 cents! Le pouvoir changerait-il la vertu ?
Alcide F. LeBlanc
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