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Le 1 février 2006
Volume 38 Numéro 34
Le Voyageur

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Une des partenaires du programme Coup de pouce, Noreen McChesney, spécialiste des programmes pour Nos enfants, notre avenir, en compagnie de la responsable de Coup de pouce, Diane Lemay

Aucun financement de Centraide pour Coup de pouce

Par : William Levasseur
Editeur : Le Voyageur

Sudbury- Le programme Coup de pouce du Centre de santé communautaire de Sudbury (CSCS) n’a pas obtenu de fonds de Centraide et pourrait être forcé de fermer ses portes à la fin mars, faute de financement.

«Coup de pouce s’adresse aux familles à faible revenu», résume la présidente du CSCS, Germaine Paquette. «Il y a une laveuse et une sécheuse, de même que des programmes de tricot et de cuisine collective.» L’objectif de Coup de pouce est aussi de valoriser ces gens et de faire de l’éducation en matière de santé, de nutrition et de soin primaire.

Situé sur la rue Elgin, dans le centre-ville de Sudbury, Coup de pouce est une initiative s’adressant aux familles avec de jeunes enfants de moins de 6 ans, plus particulièrement ceux issus de milieux défavorisés. Le programme avait été rendu possible grâce à un engagement gouvernemental de trois ans. Toutefois, ce financement se termine à la fin du mois de mars. «Si nous ne recevons absolument rien après cette date, il faudra fermer nos portes», déplore la responsable du programme, Diane Lemay. À son avis, il faudrait environ 65 000 $ pour maintenir le programme pendant encore trois ans.

Centraide n’a pas alloué de fonds au programme, car son comité consultatif de financement, chargé de recommander les programmes que doit financer Centraide, a conclu que Coup de pouce offre le même service que Ontario Petite Enfance (Ontario Early Years).

Le CSCS a l’intention d’en appeler de la décision de Centraide. Mme Lemay reconnaît que l’œuvre de bienfaisance n’a pas des poches sans fond, mais elle est en désaccord avec les raisons évoquées. À son avis, Coup de pouce est le seul programme à offrir un service aux familles démunies. «Nous accueillons entre autres des jeunes mères de 16, 17 ou 18 ans et des familles monoparentales», explique-t-elle. «Ce sont des gens qui n’ont pas tout à fait les ressources nécessaires pour leur survie. Je m’inquiète beaucoup de leur bien-être. Personne ne veut les appuyer.»

Des dollars à la Clinique du coin

D’autre part, Centraide a accordé 43 000 $ à la Clinique du coin pour l’année 2006. C’est 7000 $ de moins que l’année dernière. Le directeur général de Centraide, Glenn Thibeault, indique toutefois que ce montant pourrait augmenter d’ici les prochains mois. D’ailleurs, la campagne de Centraide ne se termine qu’en février et l’organisme prévoit dépasser son objectif.



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