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Le 14 juin 2006
Volume 39 Numéro 2
Le Voyageur

Urgent besoin de familles d’accueil

Lysanne Lesage

Sudbury - Les foyers d’accueil sont surchargés dans le Grand Sudbury. «On les surcharge parce que nous n’avons pas le choix de le faire», explique une travailleuse sociale auprès des familles d’accueil, Irène Laplante.

«Présentement, 511 jeunes sont placés, mais si trois enfants ont besoin d’être dans un foyer d’accueil dès maintenant, nous devrons les séparer parce qu’aucune famille n’est disponible pour les accueillir tous ensemble», déplore Mme Laplante. Par contre, la Société d’aide à l’enfance du Grand Sudbury évite autant que possible de séparer les enfants d’une même famille, puisque la situation est déjà assez difficile pour eux.

«On essaie du mieux qu’on peut de ne pas surcharger les familles, selon les exigences du Ministère [des Services à l’enfance et à la jeunesse]», ajoute Mme Laplante. Cette dernière explique qu’une famille d’accueil ne peut pas recevoir plus de quatre enfants à la fois, dont un maximum de deux âgés de moins de deux ans. Elle indique aussi que la Société d’aide à l’enfance n’a pas le droit de refuser un enfant. «Quand on prend un jeune, on ne peut pas dire qu’on n’a pas de place. Il faut trouver une famille», dit-elle.

Le programme de foyers d’accueil et la Société d’aide à l’enfance du Grand Sudbury sont donc à la recherche de familles anglophones, francophones, bilingues et autochtones, mais aussi de familles désirant accueillir des enfants avec des problèmes spéciaux. À cet effet, un parent unique, des conjoints de même sexe ou des parents avec des enfants peuvent devenir famille d’accueil. Mme Laplante insiste sur l’importance des familles d’accueil pour éviter de retourner au système des orphelinats.

Mme Laplante travaille pour la Société d’aide à l’enfance depuis 25 ans. Elle souhaite démystifier cette image qui est souvent montrée dans les films américains, c’est-à-dire celle de la famille qui a constamment des problèmes. «Je n’ai jamais vu d’abus sévères comme à la télé», dit-elle. «Nous assumons la sécurité des enfants et nous voulons qu’ils bénéficient d’un degré de soins supérieur comparativement au milieu d’où ils viennent.»

La Société d’aide à l’enfance reçoit surtout des enfants dont les parents n’ont pas les moyens financiers pour les nourrir, mais il y en a aussi qui subissent de la violence physique ou dont les parents sont des consommateurs abusifs de drogues.

Pour obtenir plus de renseignements sur les services de la Société d’aide à l’enfance, composez le 566-3113.

Editeur : Le Voyageur


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