Les grévistes reçoivent un appui international
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Près de 3000 personnes se sont réunies à l’aréna communautaire pour le rallye de solidarité envers les travailleurs de Vale Inco.
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Hugo Duchaine
Des syndicalistes représentant quelque 168 millions de travailleurs à travers le monde sont venus apporter leur soutien aux travailleurs en grève de Vale Inco samedi dernier.
«Nous allons nous assurer que les ogres de Vale Inco n’envoient aucun briseur de grève brésilien à Sudbury», indique le président de la Central Unica dos Trabalhadores, Artur Henrique da Silva Santos, qui représente 20 millions de membres au Brésil.
«Au Brésil, nous gagnons à peine 500 $ par mois et plus de 1 000 employés sont blessés ou mutilés chaque mois. Est-ce le modèle que Vale Inco veut imposer dans ses usines partout dans le monde? Nous suivons votre combat avec beaucoup d’intérêt, car nous voulons que le Canada impose une façon de faire qui soit responsable», explique Eduardo Pinto, le représentant élu des employés au conseil de direction de Vale Inco.
Les Simard, qui travaillent pour Vale Inco depuis deux générations, n’ont pas l’intention de se laisser faire. Laurier Simard, désormais retraité, a commencé à œuvrer pour l’entreprise minière en 1952 et aujourd’hui, c’est son fils Jean qui se retrouve en grève. «Nous nous sommes battus dans les années 1950 et 1960 pour avoir les conditions que les travailleurs ont aujourd’hui. Il ne faut pas lâcher», raconte-t-il.
L’Australienne Sharon Burrow, présidente de la Confédération syndicale internationale (CSI), a qualifié cette grève de «combat mondial». «Personne n’a le droit de venir s’enrichir avec vos ressources sans rien redonner à la communauté», affirme-t-elle. D’ailleurs, la nationalisation des ressources naturelles était au cœur des discussions.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a aussi été sévèrement blâmé pour son inaction par les travailleurs de Vale Inco. Leo Gerard, le président international des Métallos, demande au premier ministre canadien de dévoiler les détails de l’entente négociée secrètement entre la minière brésilienne et le gouvernement.
Depuis le 13 juillet dernier, les travailleurs de Sudbury sont en grève ainsi que 200 autres employés de Vale Inco à Port Colborne, près de Hamilton, et les négociations sont dans une impasse depuis avril.
Editeur : Le Voyageur
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