Le 26 avril 2006
Volume 38
Numéro 46
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| Environ 10 000 arbres ont été plantés sur les rives du ruisseau Junction dans les sept dernières années grâce à l’appui de milliers de bénévoles, comme ces élèves de la Marymount Academy. |
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Décontamination du ruisseau Junction
Par : William Levasseur
Editeur : Le Voyageur
Sudbury-
Les travaux de décontamination du segment le plus pollué du ruisseau Junction débuteront au printemps 2007. Dans le cadre du projet de 3 millions $, tous les sédiments du fond du ruisseau qui sont contaminés au créosote seront retirés.
Le Grand Sudbury, Canadian Pacific et Domtar se partageront la facture. Tous trois ont accepté le projet après plusieurs années de discussion. Cette section contaminée du ruisseau se trouve au sud de la rue Lorne, près du parc Copper, entre les rues Martindale et Kelly Lake.
Le produit toxique provient du site d’une ancienne usine de créosote, fermée depuis maintenant une quarantaine d’années, et qui appartient maintenant à Domtar. La créosote est une huile de goudron de houille qui était utilisée dans le traitement du bois contre l’humidité, notamment dans la construction de chemins de fer.
C’est d’abord le Comité d’intendance du ruisseau Junction (CIRJ), un groupe environnemental voué à la restauration du ruisseau, qui a découvert la contamination en 1999. «Ce sont des bénévoles qui ont découvert des résidus huileux en descendant dans le ruisseau pour le nettoyer», raconte la coordonnatrice du CIRJ, Carrie Regenstreif.
En 2003, le CIRJ a finalement obtenu du ministère de l’Environnement qu’il exige que le ruisseau soit nettoyé. Puis, un plan a été proposé qui prévoyait le retrait d’une partie des sols contaminés et l’installation d’une toile de plastique pour recouvrir le fond du ruisseau et amasser les résidus de créosote.
Ce plan, toutefois, était jugé insuffisant par le CIRJ. «Ce n’était pas une solution qui restaurait le ruisseau à son état naturel et on ne pouvait pas nous dire qu’est-ce qui arriverait à la toile de plastique à long terme», explique le coprésident du Comité, Franco Mariotti. «S’il fallait qu’elle se déchire, lors d’une crue rapide des eaux par exemple, tout serait à recommencer.»
C’est pourquoi le CIRJ a insisté pour une solution plus permanente qui a enfin été adoptée par les trois parties concernées.
Un ruisseau qui reprend vie
Depuis les sept dernières années, le CIRJ a ressemblé plus de 1000 bénévoles qui ont retiré 40 000 kilogrammes de déchets du ruisseau, planté 10 000 arbres et ensemencé 7000 truites.
M. Mariotti attribue ce grand succès à la présence d’une coordonnatrice à temps plein qui organise les activités de restauration. Pour maintenir le poste, le CIRJ recevra 80 000 $ d’Inco sur quatre ans, à raison de 20 000 $ par année. «En fait, 80 % de l’argent servira à payer le salaire de la coordonnatrice, qui est très importante pour le projet, car il faut quelqu’un pour s’en occuper tout le temps», explique M. Mariotti. «L’autre petite partie servira à l’achat de matériel et d’outils, comme des pelles ou des arbres.»
D’autre part, le CIRJ a annoncé au Conseil municipal qu’il a l’intention de faire une demande pour une somme équivalente dans le budget de la municipalité à l’automne 2006.
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