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Le 7 juin 2006
Volume 39 Numéro 1

Un contrat à l’épreuve des acquisitions

William Levasseur

Sudbury - La compagnie minière Inco et le syndicat des Métallos, sections locales 6200 et 6500, qui représentent ses employés, ont signé une entente de trois ans. Tenant compte du contexte actuel, une clause du contrat garantit qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois dans le cas d’une acquisition.

L’entente a été ratifiée à 67,7 % lors du vote des membres le 31 mai, date limite avant le déclanchement d’une grève. Elle prévoit une hausse du salaire horaire de 2,50 $ sur trois ans et une pension mensuelle minimale de 3300 $ pour un travailleur qui prend sa retraite après 30 ans de service.

De plus, l’accord garantit qu’il n’y aura aucun licenciement si Inco achète une autre entreprise ou si elle est acquise par une autre compagnie. «Chaque fois que nous pouvons avoir une clause quant à la sécurité d’emploi, c’est important», indique le président de la section locale 6500, John Fera. «Nous avons travaillé très fort cette fois-ci à cause de toute l’action à l’extérieur de la compagnie, particulièrement de la part de Teck Cominco.» En effet, celui-ci craignait qu’il y ait des suppressions de postes si Teck Cominco venait à acheter Inco.

Cette clause s’étend également aux employés de Falconbridge dans le cas d’une fusion avec Inco. «Nous avons aussi réussi à obtenir pour nos frères de l’autre côté de la rue, la section locale 598 [du syndicat Mine Mill], que leurs emplois soient garantis dans le cas d’une fusion», ajoute M. Fera. «Nous avons beaucoup d’amis qui travaillent pour Falconbridge, alors c’était l’occasion pour nous de les aider.»

Selon le porte-parole d’Inco, Cory McPhee, la sécurité d’emploi était un enjeu important des négociations, mais l’objectif principal était de garantir l’avenir des opérations à Sudbury. «Il faut bâtir la fondation qui nous permettra d’aller de l’avant ici à Sudbury. Nous avons un plan en place, mais il nous fallait une entente de travail solide pour avancer», précise-t-il. «Il nous fallait une stabilité de la main-d’œuvre.»

La fusion Inco-Falconbridge sur la bonne voie

Au même moment, la direction d’Inco s’est prononcée contre l’offre d’achat non sollicitée de la part de Teck Cominco et recommande à ses actionnaires de la rejeter. «Nous appuyons à 100 % la combinaison d’Inco avec Falconbridge», affirme M. McPhee. «Il y a eu des discussions par le passé, mais l’exploration de toutes les possibilités nous ramène à Inco et Falconbridge comme étant la meilleure entente pour nous.»

D’autre part, au niveau gouvernemental, le Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie a adopté une motion demandant au ministre de l’Industrie de prolonger l’examen réglementaire de l’offre de Xstrata, qui veut acquérir Falconbridge. Selon le député libéral de Nickel Belt, Raymond Bonin, cette décision servira à donner des chances égales à tous. Il est en faveur d’une fusion entre Inco et Falconbridge.

«La meilleure offre, pour ma communauté, c’est qu’Inco achète Falconbridge», déclare le député. «Tout ce qu’on demande, c’est qu’il y ait des chances égales pour tous et que les agences gouvernementales ne précipitent pas la décision. S’il font ça, nous aurons le temps d’avoir une décision [des bureaux de la concurrence] des États-Unis et de l’Europe.»

Editeur : Le Voyageur


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