Luc Montpellier en compagnie de Sarah Polley lors du tournage du film Away from Her.
Un directeur de photographie francophone se démarque
Lysanne Lesage
Sudbury -
Un francophone originaire de Chelmsford, Luc Montpellier, a collaboré au tournage du film Away from Her, de Sarah Polley. Ce film a d’ailleurs remporté le titre de meilleur premier long métrage canadien à Cinéfest.
Directeur de photographie, le métier de M. Montpellier, consiste à prendre soin de l’image photographique du film, c’est-à-dire lire le scénario et faire l’interprétation de l’éclairage pour créer l’atmosphère désirée. «Mon métier est moitié technique, moitié créatif», confie M. Montpellier.
Il ajoute avoir adoré travailler avec Sarah Polley, réalisatrice du film Away from Her. «Elle est très créative et comme réalisatrice d’une premier long métrage, elle a su faire un film que tout le monde va aimer», explique-t-il.
Contraintes
Le plus difficile pendant le tournage, selon M. Montpellier, est de respecter les fonds disponibles. «J’ai de grandes idées parfois, mais il faut faire des choix par rapport au budget», déclare-t-il. «On essaie juste de faire son possible.»
Il raconte avoir eu parfois de la difficulté à trouver de la neige dans le Sud de l’Ontario où le film a été tourné. Pourtant, tout le film se passe en hiver. «Nous avons donc couvert le sol avec du coton et utilisé des machines pour fabriquer de la neige», dit-il.
Il précise aussi avoir appris beaucoup sur la maladie d’Alzheimer pendant le tournage. «La maladie affecte plus la famille que la personne qui en est atteinte», souligne-t-il. «Je touche du bois, personne n’a l’Alzheimer dans ma famille.»
M. Montpellier a déjà participé à plusieurs films en tant que directeur de photographie, dont Elephant Shoes, de Christos Sourligas, et Poor Boys Game, de Clement Virgo. Il travaille présentement sur le film Emotional Arithmetic, un film de Paolo Barzman, mettant en vedette Susan Sarandon et Christopher Plummer.
M. Montpellier désire continuer de tourner des films au Canada. «Les citoyens canadiens doivent réaliser qu’il y a une industrie au Canada. Les États-Unis, c’est une grosse machine qui mange tout», déplore-t-il.