Le 20 janvier 2006
L'Aurore boréale
On demande aux politiciens de ne pas oublier le dossier des aînés
Par : Marie-Hélène Comeau
Editeur : L'Aurore boréale
Les aînés francophones du pays désirent avoir les moyens de vieillir en santé plus longtemps. Ils veulent que le message soit bien clair auprès des chefs de partis qui se limitent à aborder la vieillesse en ne parlant que de soins de longues durées.
« Les chefs ont abordé le sujet des services de longues durées dans les hôpitaux mais omettent d’aborder celui de prévention et de promotion de la santé. C’est regrettable », explique Jean-Luc Racine, directeur général de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada qui s’apprête à envoyer aux quatre chefs de partis un document résumant les enjeux de leurs membres.
C’est la première fois qu’une telle initiative est entreprise par la Fédération. « Nous voulons que le gouvernement élu prenne la décision de continuer de travailler dans le dossier de la santé en milieu minoritaire. C’est essentiel », estime M. Racine.
La Fédération des aînées et des aînés francophones du Canada, avec ses quelque 322 000 membres au pays, travaille au mieux-être des aînés et défend leurs intérêts depuis 1994.
Il y a les anciens professionnels qui ont besoin d’être très impliqués dans leur communauté en jouant un rôle de revitalisation. Puis il y a les plus âgés qui sont moins éduqués et qui ont surtout des plans de pension moindres.
En plus du dossier de la santé, la Fédération a également souligné la vitesse du vieillissement de la population.
Elle demande à ce sujet un engagement du gouvernement fédéral envers la population vieillissante qui est marquée chez les francophones en milieu minoritaire.
On demande une mise en œuvre de stratégies pour les francophones et francophiles de 50 ans et plus, afin de les maintenir sur le marché du travail, le plus longtemps possible.
Cette stratégie est importante afin d’assurer la présentation des services en français dans les milieux minoritaires qui souffrent d’un déclin de sa population. Les demandes ont été déposées la semaine dernière. Au moment d’aller sous presse, nous ignorions toujours les réponses des candidats.
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