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Le 20 janvier 2006


Produits cosmétiques : soyons avertis!

Par : Marie-Eve Desjardins
Editeur : L'Aurore boréale


Vous êtes-vous déjà interrogé sur la nature véritable des produits d’hygiène et de beauté que vous utilisez quotidiennement? Le feriez-vous que vous ne connaîtriez pas pour autant toute la vérité puisque les fabricants de cosmétiques ne sont toujours pas forcés d’afficher la liste exhaustive de leurs ingrédients sur l’emballage.
Par exemple, malgré l’instauration d’un règlement plus strict sur l’étiquetage, Santé Canada autorise toujours les producteurs de cosmétiques à regrouper les ingrédients entrant dans la composition des fragrances intégrées à leurs produits sous l’appellation générique de « parfums ». Or, ces mélanges odorants cachent des phtalates, perturbateurs hormonaux nuisent aux capacités reproductrices.

Ce qu’on nous dévoile sur l’étiquette n’est guère plus rassurant ; le formaldéhyde (agent conservateur déclaré cancérigène), les parabènes (agents conservateurs potentiellement cancérigènes puisque retrouvés dans des tumeurs cancéreuses du sein), les polyéthylènes glycols ou PEG (liés au phénomène de points noirs et ironiquement retrouvés dans les traitements anti-acné), les perfluorocarbures ou PFC (perturbateurs hormonaux et agents cancérigènes) et la triethanolamine (irritant puissant pouvant induire l’asthme) ne sont que quelques exemples de ce que vous pouvez retrouver dans votre dentifrice, crème, savon ou maquillage. Toutes ces substances chimiques sont jugées préoccupantes par de nombreux chercheurs du domaine médical ainsi que par des associations comme Greenpeace, la WWF et l’Environmental Working Group.

Bien que leurs concentrations dans les cosmétiques soient infimes, les effets à long terme d’une exposition régulière à de faibles doses inquiètent de plus en plus. Car ces substances sont non seulement toxiques, mais également persistantes (faible biodégradabilité) et bio accumulables (dans l’organisme), d’où leur statut de « préoccupantes ». Et pour commencer, les substances cosmétiques, par définition, ne devraient-elles jamais passer la barrière cutanée? Celles énumérées plus haut le font pourtant... Pourquoi donc persister à les utiliser? Les compagnies se défendront en objectant que tout ce cocktail chimique est nécessaire à la texture, l’odeur ou la durée de conservation des produits après ouverture. Il existe pourtant une alternative plus sûre : l’utilisation de produits naturels.

Selon Bev Gray, herboriste qualifiée et propriétaire de la boutique Aroma Borealis, la nature recèle déjà de substances présentant toutes ces caractéristiques. Par exemple, les huiles essentielles obtenues à partir de diverses plantes se déclinent en une vaste gamme d’arômes, pouvant servir de parfums. De plus, certaines d’entre elles – dont les huiles de théier et de manuka – démontrent une action antimicrobienne permettant d’allonger la durée de conservation des cosmétiques après ouverture jusqu’à un an! Tous les produits disponibles chez Aroma Borealis sont préparés à partir d’ingrédients biologiques, extraits de plantes sauvages ou de culture. Le consommateur peut y trouver tout le nécessaire aux soins corporels de base – savons, shampoings, crèmes pour le corps et le visage, baumes à lèvres – de même que de petites gâteries – parfums, huiles et sels de bain, tisanes, etc. Bev et ses employées se font un plaisir de conseiller aux clients les produits dont les vertus leur conviennent le mieux, tout en leur expliquant les propriétés de chaque ingrédient. Quel grand fabricant de cosmétiques peut se targuer d’une telle transparence et d’une telle conscience professionnelle ?



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