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Saskatchewan

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jeudi, 23 mars 2006
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Histoire


C'est par l'entremise de peuplades métisses francophones situées le long des rivières Rouge et Assiniboine au Manitoba que les premiers jalons d'une présence française et catholique sont mis en place dans l'Ouest canadien. S'ensuit un mouvement rapide d'émigration vers les plaines de la Saskatchewan, plus propices à la vie semi-nomade que privilégient les Métis, et libres des dures contraintes imposées par le pouvoir des Anglo-Canadiens protestants sur le territoire. Des communautés métisses telle celle de Talle-de-Saules (aujourd'hui Willow Bunch) voient le jour et leurs descendants forment probablement le noyau principal de la francophonie de la province.

Cependant on associe généralement la francophonie de la Saskatchewan au mouvement migratoire vers les Prairies, amorcé dans la deuxième moitié du XIXe siècle et culminant au début du XXe siècle. Des francophones de plusieurs souches se sont alors installés dans la province : en majorité des Canadiens français, originaires du Québec, et des Acadiennes et Acadiens dont certains ont d'abord séjourné aux États-Unis, mais aussi des Français, des Belges, des Suisses et même des Allemands de l'Alsace et de la Lorraine. Ils se sont établis, sous la direction du clergé, dans des blocs de paroisses de langue française assez homogènes où ils ont mis en place les institutions nécessaires à leur développement. Mais d'autres groupes ne tardent pas à s'y mêler. L'ouverture du territoire grâce au chemin de fer provoque un afflux d'immigrants non francophones en Saskatchewan, que ne peut contrebalancer un trop faible apport de colons de langue française. Cette dernière est vite reléguée au statut de langue minoritaire. Si le projet de loi créant la Saskatchewan et l'Alberta en 1905 retient d'anciennes dispositions de l'Acte des Territoires-du-Nord-Ouest relatif à l'enseignement du français, ce dernier sera tout à fait aboli en 1918. Les Fransaskois et Fransaskoises devront attendre jusqu'en 1934 pour obtenir le privilège d'enseigner une heure de français par jour. Et seulement à partir des années 1960 une série de modifications seront apportées à la loi scolaire de la province pour permettre un enseignement de langue française. Le gouvernement de la province accorde la gestion scolaire en 1993.

L'Association catholique franco-canadienne de la Saskatchewan (ACFC) a été créée en 1912 au moment où l'enseignement du français était en pleine crise. Elle œuvre toujours aujourd'hui comme organisme porte-parole de la communauté fransaskoise sous le nom d'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).
Sources et droits d'auteurs

Modification : 2005-05-27

 


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