Le 8 mars 2006
Volume 14
Numéro 9
Le Métropolitain
Planification stratégique du RDÉE Canada
Par : Nicol Simard
Editeur : Le Métropolitain
Toronto-
Des francophones de partout au pays s’étaient rassemblés à Toronto pour participer à une rencontre de quatre jours du 28 février au 3 mars. Ils avaient plusieurs points en commun puisqu’ils travaillent tous dans des bureaux régionaux et provinciaux du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) et ont à cœur l’amélioration de la situation économique de la francophonie.
Les 1er et 2 mars, par exemple, ils ont participé à des ateliers de perfectionnement en développement économique communautaire. Les sessions avaient été organisées par Aubrey Cormier, directeur de l’intelligence organisationnelle du RDÉE. « C’est l’ensemble du réseau qui est ici cette semaine », a-t-il expliqué. Pour le directeur général du RDÉE Canada, Roger Lavoie, le rôle de son organisme « est d’appuyer tous le personnel qui œuvre partout dans le pays, et de les outiller ».
Cet objectif peut être atteint de multiples façons, entre autres en signant des protocoles d’entente avec des organismes québécois comme le réseau des Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC). Les deux entités peuvent ainsi partager de l’expertise et éviter de parfois « réinventer la roue ». Des partenariats ont même été établis. Tel a été le cas entre le RDÉE du Manitoba et une SADC du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
La présentation du délégué d’une autre SADC, Paul Gauthier, sur le site Web www.mig.ca illustrait bien les avantages de cette entente. « Notre MIG (modules interactifs géographiques) n’est pas un avion de chasse russe, mais est un outil permettant de mieux représenter, analyser et interpréter un territoire et ses aspects socio-économiques », a-t-il expliqué.
Le directeur de l’intelligence organisationnelle avait aussi invité Bill Ninacs de la coopérative La Clé à Victoriaville. « L’important, dans votre tâche, a affirmé M. Ninacs, est de savoir quels sont les meilleurs outils qui vont permettre au développement économique d’atteindre des objectifs sociaux. » Il a aussi montré comment évaluer une situation. « Il faut savoir faire un diagnostic avant d’effectuer des corrections, ensuite vient le temps de mobiliser les gens nécessaires. »
La deuxième journée de formation a été consacrée à des débats et à l’approfondissement de concepts sur le développement économique communautaire. C’est grâce à des rencontres comme celle-ci que les équipes du RDÉE peuvent appuyer les communautés dans leur planification stratégique. Dans le Centre-Sud-Ouest ontarien, par exemple, l’équipe régionale pourra démontrer l’expertise nouvellement acquise à plusieurs occasion dans les mois à venir, y compris la 4e table de concertation qui aura lieu le 13 mai à Niagara
Falls.
En terminant, il est important de noter que les employés n’ont pas été les seuls à se rencontrer. Les représentants et les gestionnaires des différents RDÉE provinciaux et territoriaux ont tenu leur propre table de concertation nationale le 3 mars.
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