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Publié le mercredi 12 novembre 2008 | Mis à jour le mercredi 12 novembre 2008

La Commission sur l'école francophone était de passage à Shédiac

Photo - Gino LeBlanc, commissaire de la Commission sur l'école francophone. par Gérard Lessard SHÉDIAC - Une trentaine de personnes ont assisté à la réunion organisée par la Commission sur l'école francophone présidée par le commissaire Gino LeBlanc, le jeudi 6 novembre à l'école Louis-J.-Robichaud (L.-J.-R.) de Shédiac. La Commission sur l'école francophone a pour but d'engager une concertation avec l'ensemble de la communauté acadienne et francophone afin de trouver des solutions aux défis de l'école francophone et de bâtir la meilleure école pour nos enfants. La soirée s'est déroulée en trois parties. En premier lieu, le commissaire LeBlanc a présenté les objectifs de la Commission et les problèmes des élèves francophones au Nouveau-Brunswick, puis il y a eu trois tables rondes de discussion sur trois thèmes : l'enfant et ses parents, l'école et la communauté. La Commission veut savoir qu'est-ce que l'on pourrait faire pour améliorer l'éducation chez les élèves francophones au Nouveau-Brunswick et pour renforcer l'attachement à la langue et à la culture. Selon Gino LeBlanc, au Nouveau-Brunswick on remarque un retard chez les enfants dès l'entrée à l'école et les résultats scolaires sont inférieurs comparé aux anglophones. Toujours selon le commissaire LeBlanc, l'éducation ne commence pas à 5 ans, mais à la naissance. Il estime qu’on n’a pas le choix de savoir où en est le système actuel et on n'a pas le choix de se mesurer et de comparer avec le système anglophone. La Commission lance donc un appel à tous car l'éducation est un projet de société. C'est à l'ensemble de la communauté acadienne et francophone de se concerter pour touver des solutions à ce problème. Le nombre des élèves francophones dans les écoles au Nouveau-Brunswick a connu une baisse alarmante depuis quelques années. En 1997, on comptait environ 42 000 élèves dans les 109 écoles francophones et en 2007, cet effectif était passé à quelque 32 000 élèves répartis dans 98 écoles francophones. L'Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick a déposé un imposant mémoire devant la Commission, comprenant 46 recommandations. Selon l'Association des parents, un pourcentage trop élevé des élèves diplômés sortent des bancs scolaires avec un faible niveau d'alphabétisme, ce qui prouve l'échec du système actuel malgré un soi-disant taux élevé de diplômés. Un autre problème soulevé par l'Association des parents est que les travaux scolaires deviennent de plus en plus complexes et que nombre de parents ne possèdent pas les compétences pour aider leurs enfants, ou ne peuvent le faire en raison d'un horaire travail-famille trop chargé. Une autre inquiétude soulevée par un participant est de savoir si le gouvernement va donner suite au rapport de la Commission ou si ce rapport va demeurer sur les tablettes comme plusieurs rapports de commissions dans le passé. Le commissaire LeBlanc déposera son rapport au ministre de l'Éducation à la fin février et il a demandé au ministre que ce soit son rapport et non un rapport préparé par les fonctionnaires. Le commissaire Gino LeBlanc oeuvre au sein de la francophonie canadienne autant à l'échelle de l'Acadie de l'Atlantique qu'au niveau national. Il est chercheur associé à l'Institut canadien de recherche sur les politiques et l'administration publiques à l'Université de Moncton.

Editeur : Le Moniteur Acadien