Premier épisode d’une fresque de 5 panneaux dévoilé le 4 novembre.
Paroisse St-Jean Baptiste : 50 ans de souvenirs pour s’ouvrir sur l’avenir
Par : Estelle Bonetto
Editeur : L'Eau vive
La Paroisse St Jean-Baptiste est née il y a cinquante ans, de l’union entre une population francophone et leur désir de pratiquer leur foi, leur langue et leur culture. Un demi siècle plus tard, la Paroisse vibre toujours au sein d’une communauté fidèle.
Les changements se sont succédés au fil des années. L’institution religieuse de Regina a vu défiler nombres autorités et fidèles et pourtant, à travers le changement, existe le désir constant d’animer le coeur d’une communauté différente de toutes les autres.
Qu’est-ce qui définit son unicité? Selon Soeur Claudette Casavant, Ministre paroissiale, « les gens viennent célébrer leur foi dans leur langue. La paroisse est également un lieu de rassemblement où personne ne reste anonyme, où l’accueil est chaleureux ». Pour Francine Proulx-Kenzle, Présidente du Conseil paroissial, le fait que l’église soit administrée par des Religieuses avec l’aide d’un prêtre modérateur, constitue son caractère unique : « Notre église est comme une grande famille qui a su évoluer avec son temps et ses besoins. Nous restons très indépendant tout en respectant les paroles de l’Église catholique auquel nous appartenons ».
La force de la foi
Le rôle de l’Église catholique en Saskatchewan s’est vu appuyer par de nombreuses institutions qui veillent à la vitalité linguistique et culturelle de la population fransaskoise. Autrefois enseignante, aujourd’hui éducatrice la religion catholique contribue encore à la préservation du foyer francophone. Pour preuve, le ralliement de la communauté fransaskoise : « il y a beaucoup d’énergie au sein de la paroisse, beaucoup de bénévoles qui la font vivre. L’engagement est très fort ici, du fait que nous sommes une minorité et que le sentiment identitaire est très marqué », affirme Soeur Claudette.
Appartenir à une église c’est avant tout une expérience de vie communautaire et comme l’explique Mme Proulx-Kenzle : « on se sent proche des gens à l’église. Il y a une certaine continuité entre la foi et la langue que l’on ne pourrait pas retrouver dans d’autres églises. »
La jeunesse, un véritable test
La communauté catholique de Regina est composée de membres individuels mais aussi de familles. Un des plus grands défis de la paroisse St Jean-Baptiste est de rassembler la jeunesse sous son aile. « nous désirons accueillir un plus grand nombre d’adolescents parmi nous, qu’ils se sentent comme chez eux et à l’aise de participer à nos activités », selon Soeur Claudette. Francine Proulx-Kenzle renchérit en disant que l’objectif de la paroisse pour les années à venir visera la jeunesse : « ce que l’on veut c’est qu’ils se sentent acceptés. En même temps il n’est pas question de pousser qui que ce soit. Nous respectons les croyances de chacun. C’est bien normal que les jeunes aient envie d’aller voir ailleurs en terme de religion, l’idéal c’est qu’ils reviennent parmi nous ».
Au coeur de la société
À la racine de la pratique catholique se trouve l’action sociale. « notre paroisse est à l’écoute de son environnement. La vie chrétienne signifie le partage et l’entraide. Nous avons un comité de justice sociale qui initie des projets visant à aider la communauté. Cela dépasse parfois la langue car nous accueillons toute personne qui nécessite notre soutien. Par exemple, cette année, pour notre souper, 60 tickets supplémentaires ont été achetés par nos paroissiens et qui seront distribués à des personnes dans le besoin » comme l’explique Soeur Claudette.
La paroisse oeuvre également dans le domaine de l’immigration en assistant aux réunions du comité communautaire provincial en immigration. Présentement la paroisse apporte son aide à une famille d’immigrants soudanais.
« C’est exactement ce que les vitraux communiquent. L’élan d’aller vers les autres, de leur tendre une main ».
Une religion, des religions
Une série de discussions autour du thème de la religion se tiendront à la Galerie McKenzie de Regina, les 12, 18 et 25 novembre à 19h30. Un ensemble de panelistes provenant de fois religieuses ecléctiques se pencheront le 12 novembre sur « le peuple sacré, la foi et les leaders religieux », le 18 novembre, ils aborderont le thème de « la réconciliation et du renouveau » tandis que le 25 novembre ils finiront sur « Dieu, les hommes et la terre ». Il sera également question de l’art et de sa place au sein de l’inspiration religieuse.