Evelyn (Cousin) Gaudet, agente de liaison du secteur de renforcement communautaire de l’ACF pour les neuf communautés de la région nord de la province de la Saskatchewan. Photo : Robert J. Gareau
Une fransaskoise convaincue : Foncièrement francophone
Par : Robert J. GAREAU
Editeur : L'Eau vive
Mme Evelyn (Cousin) Gaudet est réellement et foncièrement francophone. Elle est de ceux et celles qui mettent en pratique toutes les théories et toutes les raisons pour la fransaskoisie. Bilingue par-faite, elle ne se gêne pas de parler sa langue maternelle à tous et chacun; et, en plus, elle travaille assidûment pour le bien-être des fransaskois que ce soit au niveau scolaire, communautaire ou provincial. Elle est une fransaskoise avertie et convaincue dans sa vie de tous les jours. Ses grandes qualités d’analyse et de diplomatie sont ses atouts les plus remarquables. Je lui rendais visite l’autre jour et j’ai appris des choses fort intéressantes à son sujet et au sujet de son travail.
RJG - Ce serait quoi la définition de ton travail?
EVELYN – Mon rôle est d’encourager les intervenants communautaires à canaliser leurs efforts vers le renforcement du fait français. Je travaille aussi étroitement avec l’employée communautaire si celui-ci le désire. J’apporte un appui pour la formation, des informations, de l’animation, des conseils quant à la façon de procéder pour les demandes de financement et les rapports. J’apporte aussi un appui moral parce que le travail de développement communautaire n’est pas une tâche facile.
RJG – Tu aimes bien ton travail?
EVELYN – J’aime les gens avec qui je travaille tant au niveau du personnel de l’ACF que des employés communautaires et des bénévoles. Je travaille tous les jours avec des gens qui veulent contribuer au développement de leur communauté. C’est vraiment passionnant.
RJG - Est-ce que c’est un atout que de travailler chez toi?
EVELYN – J’apprécie de pouvoir travailler chez moi parce que je ne dépense pas d’énergie sur la route pour me rendre au bureau. Mais je suis épouse, mère de trois enfants et grand-mère de sept petits-enfant, tous adorables. La famille passe avant, car à mon avis, la famille est la plus petite et la plus importante cellule de la communauté; elle est l’épine dorsale de notre société. Il ne faut pas négliger la famille : c’est notre avenir, notre relève. On ne peut pas transmettre nos valeurs, nos croyances si on est absent.