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Publié le vendredi 11 mars 2011
Hawkesbury proteste contre la facturation « désuète » de la PPO
Richard Mahoney
Hawkesbury - La Ville de Hawkesbury entre dans une campagne contre un système de facturation « désuet » et « injuste » qui force la Municipalité à payer la facture entière pour les services fournis par la Police provinciale de l’Ontario.
En vertu de la Loi sur les services policiers, Hawkesbury est obligée de payer 100 pour cent de la facture de la PPO, qui s’élèvera cette année à plus de 4 millions $. Toutefois, les autres Municipalités dans le comté de Prescott, servies par le même détachement, reçoivent des allocations provinciales afin de payer les dépenses de la PPO. « Le système est désuet et ne doit plus être appliqué », soutient le maire de Hawkesbury, René Berthiaume. La méthode de facturation devient un problème plus critique alors que les coûts montent. Cette année, la PPO propose d'ajouter 442 000 $ à sa facture, qui était de 3 662 364 $ l’an dernier. Les contribuables de Hawkesbury ont versé à peu près 3,2 million $ en 2009, 2 987 739 $ en 2008 et 2 955 148 $ en 2007. M. Berthiaume note que le système frappe des Municipalités qui ont déjà eu leurs propres services de police. Depuis 1999, quand la force municipale de la Ville a été absorbée par la PPO, la Municipalité a signé un contrat avec cette dernière. Même si cet accord assurait un certain niveau de service à la Ville, il amenait avec lui un fardeau plus lourd. « Ceci est une anomalie. Ce n'est pas censé que Hawkesbury paie 100 pour cent des coûts de la police pendant que les Municipalités avoisinantes obtiennent des subventions », lance le maire Berthiaume. Traditionnellement, 60 pour cent des incidents traités par le détachement sont dans la ville de Hawkesbury, pendant que les autres sont dans Alfred-Plantagenet, Champlain, Hawkesbury-Est et une partie de La Nation. Hawkesbury se joint à d'autres villes qui sont dans des situations similaires pour soumettre leur argument à la province. Le député libéral de Glengarry-Prescott-Russell, Jean-Marc Lalonde, a exprimé son soutien pour l'effort de lobbying, selon M. Berthiaume. « Il nous a encouragés à le faire », relate ce dernier. L'Association des commissions de police organise de son côté une campagne de lobbying. L'Association des municipalités de l'Ontario soulève des inquiétudes au sujet des coûts des services policiers. Comme le conseiller André Chamaillard l’a dit lors d’une réunion la semaine dernière, c’est un bon moment pour mettre de la pression sur les politiciens provinciaux alors qu’ils se préparent pour la campagne menant aux élections provinciales du 6 octobre.
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