Le 11 octobre 2006
Volume 93
Numéro 26
La Liberté
Élections scolaires : l’heure des choix
Sylviane Lanthier
Il y a deux types de candidats aux postes de commissaires en vue des élections du 18 octobre : les nouveaux venus et les anciens, qui demandent un 2e, 3e voire un 5e mandat.
Ceux qui ont de l’expérience, donc, et ceux qui n’en ont pas. Ceux qui ont vécu des prises de position difficiles, et ceux qui rêvent faire mieux, ou du moins autrement. Ceux qui se targuent d’avoir maintenant une planification stratégique pleine de belles idées, et ceux qui se demandent pourquoi ces idées et ces valeurs ne se reflètent pas suffisamment dans les actions de la DSFM. Ceux qui veulent revenir en poste, et ceux qui aimeraient bien y entrer.
Dix candidats, quatre postes, deux régions qui voteront. Et une chance de renouveler – ou non – une partie de la commission scolaire.
Le 18 octobre, seuls les parents des régions sud et urbaine auront à voter. Dans les régions ouest et est, les dés sont jetés. Les candidats sont en effet tous élus sans concurrence. Sur les cinq postes à combler, un seul est une nouvelle venue (Audrey Combot, de Saint-Laurent). Les quatre autres élus (Bernard Lesage, Yolande Dupuis, Adrien Grenier et Patricia Bouchard) sont des gens qui reviennent en poste.
Si on peut donner un nouveau souffle à la commission scolaire, ce seront donc les parents du sud et de l’urbain qui auront cette possibilité. Et ils peuvent le faire sans crainte puisqu’il reste suffisamment d’éléments de l’ancienne commission scolaire pour que le suivi des dossiers et la « mémoire corporative » soient assurés. Dans la région sud, quatre candidats – dont trois nouveaux – se disputent deux postes. Dans la région urbaine, six candidats – dont trois nouveaux – se disputent quatre postes.
Mais quel que soit leur choix, une partie du vote des parents portera sur leur appréciation de la performance des commissaires en poste. Une appréciation pas toujours facile à faire. Les réunions de la commission scolaire ne sont pas très courues, sauf quand des dossiers particuliers nécessitent que les parents s’adressent à la commission scolaire, comme l’ont fait au cours de la dernière année les parents de Saint-Georges, de La Broquerie ou de Sainte-Agathe. Et quand on entend des commissaires parler avec verve et assurance de dossiers qu’on ne suit pas jour après jour, il est bien difficile de les jauger avec exactitude. Comment porter un jugement sur leurs choix passés? Comment dresser un bilan de leur « performance »?
Cette semaine, en présentant les commissaires sortants de la DSFM qui demandent un nouveau mandat, nous avons voulu les soumettre à des questions précises et identiques pour, histoire de voir comment chacun a pris position face à des enjeux et des questions importantes. Mis à part les articles dans lesquels ils présentent leurs priorités et préoccupations, ils ont tous répondu aux mêmes six questions. On leur a ainsi demandé de réagir à l’idée selon laquelle la DSFM n’est pas suffisamment ouverte aux partenariats communautaires; c’est une critique réelle adressée à la commission scolaire. On leur a demandé de commenter leur position sur la fermeture de l’école de Saint-Léon et la place des petites écoles : un dossier difficile, où les gens de Saint-Léon se sont sentis manipulés et peu écoutés. On leur a demandé de commenter les coûts élevés de l’expropriation de Scott Screen & Wire. À partir d’exemples précis, on leur a demandé des réponses qui permettent, peut-être, de dégager des attitudes, des valeurs, des comportements, que les lecteurs peuvent tenter d’évaluer pour porter un jugement sur ces candidats. On peut aussi dégager certaines contradictions, peut-être, quand d’une part des commissaires minimisent l’impact du vote sur l’école de Saint-Léon et d’autre part s’inquiètent de la baisse des inscriptions dans les écoles rurales… Quelle est leur vision, exactement, de l’avenir des écoles? Et du rôle que la DSFM peut jouer en collaboration avec d’autres organisations pour maximiser les chances des écoles de rester bien en vie?
Pour se donner une vision, justement, la DSFM a entrepris un grand processus de planification stratégique l’an dernier. Était-ce pour elle le moment d’écouter cette communauté qui a participé aux discussions, de se poser les questions fondamentales qui sont de mise dix ans après sa mise sur pied, de créer des liens qui pourraient se transformer en plus d’inscriptions et plus de vie encore dans les écoles françaises? Notre première question aux commissaires sortants a donc été : comment cette planification va-t-elle changer la DSFM?
Lisez leurs réponses en pages 5, 6 et 7.
Le 18 octobre sera l’heure des choix. Cette gestion scolaire que nous avons tant désirée mérite les meilleurs éléments pour la gouverner. Des gens qui ont du cœur, de la vision et un sens réel des partenariats communautaires. Plus de dix ans après sa création, beaucoup souhaitent que la DSFM soit enfin en mesure de faire un meilleur arrimage avec sa communauté. Comme le dit l’adage, ça prend plus qu’une école pour éduquer un enfant, ça prend tout un village. Ça demande aussi des commissaires qui le comprennent.
Editeur : La Liberté
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