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Le 11 octobre 2006
Volume 93 Numéro 26
Photo - Depuis qu’il a appris être atteint du diabète juvénile en 2003, Kaylen Belair a reçu plus de 7 000 injections d’insuline. © Tous droits réservés
Depuis qu’il a appris être atteint du diabète juvénile en 2003, Kaylen Belair a reçu plus de 7 000 injections d’insuline.
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Vivre… une seringue à la fois

Daniel Bahuaud

Parce que leur fils est atteint du diabète juvénile, Paul et Jennifer Belair organisent une soirée sociale pour la Fondation canadienne de recherche du diabète juvénile. Un événement à ne pas manquer.

L’été de 2003 était très chaud. Lorsque Kaylen Belair s’est mis à boire beaucoup d’eau, ses parents, Paul et Jennifer Belair, n’étaient pas le moindrement inquiets. C’est quand le garçon a commencé à se rendre au petit coin à toutes les heures et qu’il a perdu beaucoup de poids dans l’espace de quelques jours que le couple de Saint-Laurent a conclu qu’il y avait quelque chose de grave.
« Ce n’était pas normal qu’un enfant de cinq ans soit si déshydraté, si fatigué, raconte Jennifer Belair. Nous l’avons amené voir le médecin. Et c’est alors que nous avons appris que notre fils était atteint du diabète de type I. »
La maladie est souvent désignée diabète juvénile, puisqu’elle peut se déclarer dès la naissance, tout au long de l’enfance et parfois même lorsqu’une personne est adulte. « C’est une maladie du système immunitaire, explique Paul Belair. Pour des raisons inconnues – les chercheurs soupçonnent que les causes peuvent être génétiques ou environnementales – le système immunitaire se met à attaquer les cellules qui produisent l’insuline dans le pancréas. Ces cellules sont irremplaçables, car le corps n’en fabrique pas d’autres. Dans le cas de Kaylen, il ne lui en reste aucune. »
D’où l’importance de l’insuline. Sans cette substance qu’il reçoit par injection plusieurs fois par jour, Kaylen serait mort dans l’espace de quelques jours. « L’insuline convertit le sucre et les glucides en énergie pour le corps, explique Paul Belair. Cette énergie ne sert pas juste à marcher ou à courir, mais contribue au fonctionnement de tout le corps. À titre d’exemple, le cerveau n’est alimenté que de glucides. »
À l’encontre de ce que peuvent penser la plupart des gens, l’insuline n’est pas une panacée. Si précieuse soit-elle, l’insuline n’empêche pas le progrès du diabète. Ainsi, les personnes atteintes peuvent s’attendre, à la longue, aux pires des conséquences de la maladie : cécité, dysfonction rénale, endommagement du système nerveux, amputations, arrêts cardiaques et accidents cérébro-vasculaires.
« La maladie est si lourde de conséquences qu’au début, j’étais sous le choc, confie Jennifer Belair. Il fallait s’ajuster à un tout nouveau train de vie et à tout un éventail de nouvelles inquiétudes. La routine quotidienne est très élaborée. Il faut vérifier et contrôler l’alimentation de Kaylen, en tenant compte de la quantité exacte de glucides consommés. C’est cette quantité qui détermine la dose d’insuline qu’il doit recevoir. »
De plus, Paul et Jennifer Belair doivent tenir compte du niveau d’activité physique de leur fils. « Lorsqu’il suit son cours de taekwando, la dose est différente, explique Jennifer Belair. Et puis il grandit. Son poids et sa taille ne restent pas les mêmes, ce qui change encore la dose d’insuline. Quand je pense aux conséquences d’une mauvaise dose, c’est très inquiétant. L’hypo ou hyperglycémie pourrait mener au choc insulinique et à un coma mortel. »
« On se sent souvent impuissants, confie à son tour Paul Belair. Mais heureusement, on ne s’est jamais sentis seuls. Le Centre de ressources pour enfants et adolescents ayant le diabète de Winnipeg est vraiment super. Et puis la communauté de Saint-Laurent appuie avec enthousiasme et générosité nos soirées sociales annuelles de collecte de fonds pour la Fondation canadienne du diabète juvénile. Les deux dernières fois, on a amassé plus de 5 000 $ pour la recherche. Ça fait chaud au cœur de savoir qu’on peut faire une différence. »
La soirée sociale Rockin’ for a Cure organisée par la famille Belair aura lieu le 21 octobre à 20 h au centre récréatif de Saint-Laurent. La formation rock Right Side Up, sans parler d’une quantité faramineuse de prix de tous genres, vous attendent. Billets : 10 $. Renseignements : 646-2915.

Editeur : La Liberté


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