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mercredi, 22 mars 2006
Le 16 avril 2004
C’est l’histoire de…
À sa cinquième année d’existence, la fête Historica prend de plus en plus d’ampleur.
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Histoire
À l'origine, les Territoires du Nord-Ouest s'étendaient sur la plus grande partie du Canada de l'Ouest et du Nord. Ils ont été rachetés en 1870 à la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui y avait érigé de nombreux postes de traite en plus d'avoir repris ceux de sa rivale, la Compagnie du Nord-Ouest. On en retranche successivement plusieurs parties pour former le Manitoba en 1870, la Saskatchewan et l'Alberta en 1880, le Yukon en 1898, et enfin l'Ontario et le Québec en 1912. La plus grande partie des Territoires du Nord-Ouest sera détachée en 1999 pour former le nouveau territoire du Nunavut.
L'histoire de ces modifications est imprégnée de la présence du français. Dès le XVIIe siècle et tout le long des XVIIIe et XIXe siècles, les francophones participent activement à l'exploration du territoire puis à l'établissement des routes de la lucrative traite des fourrures. Ils sont nombreux dans les comptoirs comme guides, traiteurs, commis et interprètes, mais aussi aux fonctions de commande dans les postes qui opèrent sous le giron de la Compagnie du Nord-Ouest. Ces postes de traite forment autant de petites concentrations de population en transit, dit-on, mais qui rassemblent dans les faits, pour des périodes souvent assez longues, des populations blanches et amérindiennes. Ils favorisent le développement d'établissements sédentaires métis qui sont souvent les points d'établissement de missions où l'Église catholique joue un rôle de premier plan.
La Compagnie de la Baie d'Hudson a été un élément dominant de la vie dans les Territoires du Nord-Ouest jusqu'à la Confédération canadienne. La volonté du Canada de s'étendre vers l'ouest est alors venue changer le paysage socio-politique de la région. Dominé par l'esprit anglo-saxon et la culture britannique, le mouvement de migration vers les Prairies, qui s'accélère au cours des années 1880-1890, exacerbe les conflits entre les Métis et les Blancs qui se traduisent en une série d'affrontements entre francophones et anglophones. Les Territoires du Nord-Ouest adoptent en 1892 une loi faisant de l'anglais leur seule langue officielle. En 1901, ils rendent l'enseignement en anglais obligatoire. Il faudra attendre jusqu'en 1984 pour que l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest rétablisse le français comme une des langues officielles du territoire.
Les postes de traite subsistent jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, moment où s'effondre le commerce des fourrures. Les mines prennent alors le relais du développement pour atteindre leur plein essor dans les années 1970. Le déménagement de l'administration du territoire, d'Ottawa à Yellowknife en 1967, contribue aussi à l'accroissement d'une population non autochtone majoritairement anglophone dans la région. Les années 1950 sont marquantes : l'Arctique est choisi pour abriter un système de protection contre de possibles attaques soviétiques. Le réseau draine vers le nord des milliers de travailleurs venus de partout, accentuant ce qui était déjà un profond déséquilibre linguistique à la fin du XIXe siècle. L'encadrement associatif jouera un rôle de premier plan dans le dynamisme franco-ténois. L'Association culturelle franco-ténoise, devenue la Fédération franco-téNOise, est fondée en 1978. En collaboration avec les autres organismes de défense du fait français dans les Territoires, elle a créé en 1986 l'hebdomadaire L'Aquilon, qui couvre l'actualité franco-ténoise et se veut un véhicule d'information sociale, culturelle et politique.
Lors des années qui suivent, une profusion d'organismes naîtront, qui tenteront de stimuler le développement communautaire à Fort Smith, Hay River, Inuvik, Tuktoyaktuk, Yellowknife, Nanisivik, la baie Resolute et Iqaluit. Peu d'associations survivront aux fermetures de mines, aux transferts de bases militaires, aux départs de leaders, etc. Depuis la partition des Territoires du Nord-Ouest le 1er avril 1999, d'où naîtra le Nunavut, la Fédération franco-téNOise compte sept membres réguliers et six membres associés. Aujourd'hui, quatre communautés se partagent 90 % de la population franco-ténoise : Fort Smith, Inuvik, Hay River et Yellowknife.
Sources et droits d'auteurs
Modification : 2005-05-27
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